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L air du temps

Vous et nous...

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L'art de la transcription | 01 novembre 2009

Vous conviendrez je pense que la base d'un modèle est son prototype.

L'histoire du 1/43ème est jalonnée de multiples prototypistes, des plus mythiques aux moins médiatisés.
D'autant de méthodes, de styles et d'approches aussi.

Selon les acteurs dont ou avec lesquels on parle, on entend des mots, distribués à la volée, considérés comme acquis ou juste tâtonnés.
Inspiration,
exactitude,
interprétation,
création....
autant de mots qui veulent tout et rien dire à la fois,
et si 30 ans ont pu laisser dériver le sujet au gré des personnages qui ont construit ce qu'est le modèle réduit d'aujourd'hui, enfin ce que sont car les typologies se dessinent mantenant clairement entre le plaisir quasi solitaire, l'industriel à son opposé, le semi-industriel (appréciez la nuance), le pseudo-artisanal (encore plus subtil à cerner Clin d'oeil ), et la résistance, appelons ainsi ceux qui tentent encore de s'exprimer au milieu du reste,
il faut aujourd'hui tenir la barre pour ne pas chavirer.

2010. Ca fait drôle à dire n'est-ce pas ?
Vous vous souvenez de la série télévisée "Cosmos 1999" ?
En 2010, après 3 décennies d'extensions diverses dans les sens les plus opposés, comment croyez-vous qu'un professionnel, j'entends quelqu'un qui ne vit que de la fabrication de modèles réduits, peut aborder la question de l'identité de ses modèles et donc du prototypage ?

Laissons les catégories pour ne retenir que les mots.

Inspiration....
Ca c'est quelque chose qui me fait bondir chaque fois que je l'entends.
Où a-t'on pêché que le rôle d'un prototypiste de modèle réduit est d'être inspiré ? Quelle prétention : celui qui a eu besoin et recours à son inspiration dans l'histoire est celui qui a dessiné l'auto à échelle 1 ! Que je sache, nous n'inventons rien en la réduisant ! Cela relève de l'élucubration, pas du bon sens.

Création. Attention, nous ne créons pas le modèle, nous ne le re-créons même pas (auquel cas il s'agirait d'une autre version, ce qui n'est pas le but !) : nous créons des systèmes de conception, de dessin, de construction afin de restituer le modèle original. Nous créons les méthodes, améliorons nos techniques. Mais nous n'inventons rien.

Et pourquoi le modèle réduit garde-t'il malgré tout sa personnalité propre, son aura individuelle ?

C'est là que nous pouvons en venir à d'autres mots pour situer les deux pôles :  transposition, transcription.
Se limiter à ces deux termes est un point de vue, et comme 2010 ne permet plus les errances d'autrefois (ah, le bon temps de l'empirisme...) et que chaque jour de cette ère vaut une semaine au moins du temps jadis Non décidé, les professionnels doivent faire des choix.
L'individualisme du prototypiste qui se fait plaisir à concevoir des pièces comme il en a envie, voire pour montrer qu'il sait le faire (ah, la belle histoire, c'est son métier que je sache !), voire même (là ça relève de la pathologie mais croyez-moi hélas cela existe) pour mettre au défi ceux qui vont dupliquer et assembler les pièces d'y arriver, sans tenir compte de ce qui se passe derrière, les étapes de fabrication disloquées au gré des états d'âme de chaque intervenant, cela ne peut plus avoir lieu là où d'autres, plus insignifiants peut-être mais très bien organisés, mobilisent la place. Donc si l'on veut encore avoir la nôtre, il faut sérieusement réviser sa copie !

C'est pourquoi je m'attache tant à ces deux mots :  transposition et transcription.
Ce sont deux mots que les musiciens connaissent, mais aussi d'autres domaines, médical ou légal, peu importe où on les utilise, le fait est qu'on en a besoin pour baliser la piste.

Transposer, c'est littéralement poser la même chose dans un autre contexte. En musique, vous prenez le même texte, et vous le calquez quelques tons plus haut ou plus bas. En linguistique, vous le passez d'une langue à une autre. Mais il reste parfaitement identique. ....... En gros tout ce qui ne sert absolument à rien dans notre domaine !

Interprétation. Ah, là on a une marge de manoeuvre : la même partition, les mêmes notes, les mêmes indications du compositeur, et pourtant pas la même approche selon l'interpréte, et parfois même selon l'humeur d'un même interprète. Mais risqué, très risqué car trop aléatoire. Donc à doser avec modération.

Alors pour ne pas s'égarer, il n'y a plus qu'un mot auquel s'accrocher : transcription.

Transcrire, c'est là toute la subtilité : c'est partir d'un canevas bien précis, et le réécrire en l'adaptant à un autre cadre.
Lorsque vous transcrivez une partition de quatuor pour piano seul, vous gardez strictement les mêmes mélodies et harmonies, les mêmes note si vous préférez, le même chant, le même esprit, rien ne dévie.
MAIS vous passez d'un entrelac de 4 sons différents à un seul instrument, donc pour retrouver les mêmes sensations, il faut adapter l'écriture afin d'exploiter au maximum, de développer, voire d'extrapoler les potentialités de cet unique instrument destinataire de sorte qu'il ne rate rien de l'expression originale.
C'est pourquoi lorsqu'on transcrit une oeuvre pour orchestre entier à un ensemble de chambre ou même un piano seul, on parle de réduction. Tiens, réduction ! Voilà, nous y sommes !!!

Le modèle réduit, c'est exactement cela :
vous prenez les mêmes cotes, divisées par 43 comme canevas de base,
les mêmes lignes,
les mêmes traits de caractère,
MAIS vous les arrangez pour l'échelle et les techniques employées de sorte que le résultat produit donne les mêmes sensations que l'auto à échelle 1.

Donc le travail du prototypiste se fait sur deux points, avec la difficulté de leur interactivité :
le respect des caractéristiques essentielles,
mais dans le respect du techniquement réalisable.
Si l'un des deux points l'emporte sur l'autre, cela produit soit du facile sans âme, soit de l'infaisable qui rend toute l'équipe cinglée !

C'est tout le funambulisme du modèle dit "haut de gamme" d'aujourd'hui, terme que j'évacuerai d'emblée parce que réduire une oeuvre fondée sur l'extraordinaire magie de la transcription à une tranche de gamme, c'est hacher menu toute la beauté et le sens du geste.

Restons sur le funambilisme : il persiste peu de marques significatives aujourd'hui, et le premier qui penche trop d'un côté ou de l'autre aura perdu....................

Le modélisme est un ensemble de techniques, mais la transcription demande de ressentir, de comprendre, d'intégrer pour restituer. C'est ce qui fait la différence entre un jouet, une cacophonie, et le charme d'un modèle réussi.

Publié par van doren à 09:18:56 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (4) |

Lorsque les ancêtres se réveillent ! | 28 septembre 2009

La course de côte de Gaillon est l'une des plus ancienne manifestations de la compétition automobile ; où l'on voit que l'homme ne peut se contenter de fabriquer utile, il faut qu'en plus ce qu'il invente lui apporte du plaisir.

Un jeu qui fut parfois mortel sur ce kilomètre à 10% de moyenne (dont une jolie bosse que certaines ont eu un peu de mal à franchir...), au point qu'après l'exploit de Sir Thomas, au volant de sa Sunbeam en 1920, franchissant le sommet à près de 175 kmh, il fut décidé que les départs seraient arrêtés et non lancés.
Ce qui n'empêche quelques autos, et pas les plus jeunes, de vous souffler l'appareil photo à plus de 120km/k, 
ou certains de trouver le moyen, comme vous le voyez sur cette image, de se photographier mutuellement tout en concurrant comme des sauvages !

Un album dans la colonne à votre gauche résume l'événement en quelques clichés pris à la volée, quelques échantillons sur plus de 100 participants. Cliquez ICI pour y accéder directement (il y a plusieurs pages).

 

Publié par van doren à 11:37:23 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

Rencontre... | 26 septembre 2009

Classique détour aujourd'hui par le salon rétro Rouen, avec pour première en ligne sur le stand des américaines, surprise... la De Soto convertible custom S13 à notre programme !

On est célèbre ou on ne l'est pas hein (je parle de la De Soto bien sûr !!!).

6 années de travail pour son propriétaire à qui la tâche n'a pas fait peur pour... à ce stade-là on ne dit même plus restaurer, on dit reconstruire ce rarissime modèle et le ramener à l'état neuf, chaque série chez De Soto ayant ses propres spécifications, et avec les difficultés qui en résultent de tout retrouver qui appartienne uniquement à du S13 d'origine.

Je compléterai cet article lorsque le modèle sera mis en fabrication, de sorte à vous faire partager son histoire, mouvementée mais avec la Happy End qui s'impose !

Publié par van doren à 17:53:05 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

Il court il court, le logo ! | 21 avril 2009

Bien entendu qu'on ne peut considérer le 1/43ème que comme une part de l'automobile, son histoire, ses histoires d'hommes. Notre parti a toujours été de ne pas voir les modèles réduits comme des jouets ni de la matière froidement statique mais comme une émotion directement venue de TOUT ce qui fait une automobile à échelle 1:1. C'est ce qui a toujours fait nos choix.
Pas de frontière entre les deux univers : micro/mega, même passion.

Ce matin le Tour Auto a pris le départ, et grâce à la complicité d'Eric Helary, sur le nez de la Lotus Europe n°136, un clin d'oeil aux échelles qui se rejoignent !

Publié par van doren à 11:18:14 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (5) |

Histoire de rencontres | 05 février 2009

Il y a des images que l'on garde, des sons aussi.
Il y a presque vingt ans, course de côte de Belbeuf, nous passions en spectateurs férus de tout ce qui peut se mouvoir sauvagement sur quatre roues...

Bugatti ? Oui, mais c'est loin, et puis c'est vieux ! Lorsqu'on ne connaît pas...

Et soudain le bruit de la meute à travers la forêt, et l'impressionnante performance de ces ancêtres, vives et légères, rapides ! Qui avait parlé d'âge ? Certaines sensations sont intemporelles.

Ils étaient venus des quatre coins de la France, mais aussi d'Angleterre, de Hollande, par leurs propres moyens, pas sur un plateau ! Car une Bugatti, on vit avec. Ca n'est pas un objet décoratif, c'est une bête de sport.
Et ces propriétaires parlaient si simplement de leur passion qu'un autre monde devenait accessible.

C'est là que nous avons commencé à prêter l'oreille à ce qui pouvait sembler destiné au rayon des souvenirs, découvrant combien le passé avait pu livrer de mécaniques fascinantes, de sensations grisantes.

Il y a parfois une suite logique aux événements, aux émotions.
Hier nous avons photographié, mesuré cette auto qui va traverser le miroir pour se retrouver au 1/43ème.
Observé, noté, beaucoup discuté aussi, les aventures, les anecdotes, et puis fatalement, est arrivé le moment de quitter le garage, ce moment où tout le monde se fige parce qu'il manque quelque chose.....
"On la met en route ???"
Comment résister à cette envie ?
"Je ne sais pas si elle va partir, hein."       Bah voyons.......
Tirer la manette, laisser l'essence arriver, un coup de démarreur, et voilà, le bruit du 8 cylindres qu'on écoute en souriant, intemporel. Et pour le monteur d'automobiles miniatures, un instant mettre un peu les doigts dans le passé vivant, juste le temps d'accélérer ce moteur froid pour lui faire tenir le ralenti. Les rencontres passent à travers le temps, et c'est certainement ce que nous recherchons tous.

 

Publié par van doren à 07:14:37 dans Pour la petite histoire... | Commentaires (0) |

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